29 septembre, tou·tes dans la rue pour nos salaires et le service public d’éducation

Manifestations dans l'aLlier

RDV à 14h30 ! Trois lieux :

— Montluçon, place Jean Dormoy

— Moulins, place de la Liberté

— Vichy, place de la Poste

 

Pour les personnels enseignants dans les écoles, la déclaration d'intention de grève est à faire avant samedi 26/09 minuit. Attention, la procédure à changer : il faut désormais se déclarer en allant sur l'application "grève 1D" depuis le portail Aréna.

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Tract Solidaires Allier

Partout la population exprime la nécessité d’avoir accès à des services publics de qualité sur tout le territoire. Or, depuis des années, et plus encore depuis l’arrivée de Macron au pouvoir c’est la casse qui est amplifiée, partout, engendrant la désespérance dont se nourrit l’extrême droite qui entend réduire plus que tout autre les dépenses publiques.

Les saisons qui se succèdent montrent les conséquences dramatiques du changement climatique, résultante d’un système économique productiviste prédateur sans regard sur ce qu’il entraîne. Les canicules ont eu des conséquences terribles sur la santé de la population et les services de santé. Les incendies se sont également multipliés. Les services de secours et d’incendie ont donc été en première ligne. Ils dénoncent eux aussi les conditions précaires de leur intervention au service de toutes et tous. Les personnels de l’Éducation nationale ont eu à faire face à des conditions de travail très dégradées compte-tenu de l’état du bâti scolaire. De nombreuses collectivités territoriales abandonnent des missions telle la culture. Ce n’est pas le capitalisme qui est capable d’apporter des solutions à ces périodes de crise, c’est le service public !

Les agent·es de la fonction publique sont au quotidien en première ligne et les services publics tiennent en grande partie grâce à leur investissement sans faille. Le gouvernement ampute toujours un peu plus les moyens qui devraient permettre de fonctionner correctement, tant en termes humains.

Face à tout cela, le gouvernement prépare un nouveau budget d’austérité, sans augmentation des salaires. C’est encore la destruction des services publics et l’aggravation dans la casse des conditions de travail et de rémunération. Après s’être vu·es infliger la mise en place d’un jour de carence, et la baisse de l’indemnisation du congé maladie ordinaire y compris pour les femmes enceintes, ce sont désormais les arrêts de travail longs, les autorisations spéciales d’absence et les droits en matière de temps partiel thérapeutique qui sont attaqués.

De l’argent il y en a : 36 milliards d’euros pour la loi de programmation militaire. Chaque année les 500 plus grosses fortunes battent de nouveau records. Ces gens-là possédaient 5% du PIB il y a 30 ans. C’était 20% à l’arrivée de Macron, c’est 45% aujourd’hui.

Pour répondre aux urgences sociales et environnementales, Solidaires revendique le renforcement des services publics :

Financement des services publics existants et création de services publics pour répondre à l’ensemble des besoins de la population afin de réduire les inégalités sociales ;

L’arrêt immédiat des suppressions d’emplois dans la fonction publique, faut des plans massifs de recrutements et de titularisations ;

Une augmentation générale des salaires : 400 € pour toutes et tous !

Tract fédération SUD éducation

Le rendez-vous salarial du 8 juillet avec le gouvernement n’a répondu ni à l’urgence de revalorisation salariale, ni au tassement des grilles de rémunération, ni à la crise d’attractivité de la Fonction publique. Quant à la note de la Depp parue le 20 août sur l’évolution du salaire des enseignant·es, elle diffuse dans l’opinion publique l’idée fausse d’un salaire très confortable, en excluant de ses calculs les contractuel·les, faiblement rémunéré·es mais de plus en plus nombreux·euses dans le métier.

La réalité est autrement plus rude en termes de bilan ministériel : l’inflation couplée au gel du point d’indice a dévoré le pouvoir d’achat des enseignant·es.

Les primes n’ont jamais permis de revaloriser durablement la rémunération des personnels. Le refus du ministère de reconnaître de véritables statuts aux AESH et aux AED, les maintient dans la plus grande précarité salariale. Depuis 2020, les prix ont augmenté de 21%, pourtant le ministère de la Fonction publique n'a concédé que deux timides augmentations de 3,5 et 1,5% après des années de gel du point d’indice.

De l’argent, il y en a et les gouvernements d’Emmanuel Macron ont distribué 211 milliards d'euros aux entreprises. Il s’agit de choix budgétaires et l’école ne peut être une variable d’ajustement. Ce n’est pas à nous, travailleur·euses de la Fonction publique, de payer leur crise !

Par ailleurs, les inégalités se creusent entre les personnels. En moyenne, les femmes perçoivent déjà 13,6% de moins que les hommes au sein de notre ministère. Elles sont également précarisées car le gouvernement fait des économies sur le dos de leur santé notamment par l’existence du jour de carence en cas d’IVG, ou encore l’absence de congé hormonal. De plus, elles sont surreprésentées parmi les personnes travaillant à temps partiel et dans les postes les plus précaires, puisque 95% des AESH sont des femmes. Nous savons également que ce sont les personnels non-blanc·ches ou handicapé·es qui sont les plus exposé·es à la précarité salariale au sein de notre ministère. Pour SUD éducation, il est urgent que le ministère de l’Éducation nationale engage une politique de réduction des inégalités salariales.

La casse du service public par Emmanuel Macron ne cesse également de dégrader les conditions de travail et d’enseignement : manque de personnels, classes surchargées, établissements inadaptés au changement climatique, réduction des autorisations spéciales d’absence, hausse des risques psychosociaux. Il est temps que le ministère se donne les moyens pour améliorer nos conditions de travail. Nous serons dans la rue, le 29 septembre pour les défendre.

SUD éducation revendique notamment : 

  • la création d’un corps de fonctionnaire pour les AED et des AESH ;
  • une revalorisation salariale et une réduction du temps de travail pour tou·tes les personnels ;
  • l’abrogation du jour de carence et la rémunération à 100% des congés maladie.

SUD éducation appelle tous les personnels de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et la recherche à se mettre massivement en grève le 29 septembre pour la défense de nos salaires, de nos conditions de travail et pour une meilleure école et une meilleure société.

Pas d’économies sur l’école publique ! Pas d’économies sur nos vies !