NOUS NE VOULONS PAS TRAVAILLER PLUS !

Pour la retraite à 60 ans
En janvier, le gouvernement annoncera véritablement sa réforme des retraites, c'est-à-dire la volonté de Macron de nous faire toutes et tous travailler plus longtemps. Déjà en 2019, son projet de retraite à points a été largement désavoué dans la population du pays, il prévoyait une baisse de toutes les pensions, sauf pour les salaires les plus élevés si ceux qui les percevaient acceptaient de travailler plus longtemps.
Aujourd'hui on nous annonce une retraite à 64 ou 65 ans et certainement, comme la droite parlementaire l'exigera pour appuyer le projet du gouvernement, un allongement de la durée de cotisation. La conjugaison des deux c'est certainement la retraite à 70 ans à taux plein pour les personnels de l'éducation nationale et pour beaucoup d'autres. Quand autant de jeunes se trouvent au chômage et quand nombre des plus âgés n'arrivent plus à terminer une carrière c'est un non sens.
Pour justifier ces reculs sociaux les libéraux de toutes sortes utilisent toujours une fausse évidence : « nous vivons plus longtemps donc nous devons travailler plus longtemps ». Il est tout à fait possible de penser que c'est justement parce que nous travaillons moins longtemps que nous vivons plus vieux. En 150 ans la productivité horaire du travail a été multipliée par 30 et malgré la réduction du temps de travail, la richesse produite a été multipliée par 16 et a permis de financer toutes les avancées sociales.
Lorsque Mitterrand a accepté la retraite à 60 ans en 1981, la France était moins riche qu'aujourd'hui. La retraite, l'âge de départ, son financement, tout cela est un choix de société.
SUD éducation revendique une retraite à 60 ans (avant pour les métiers les plus pénibles), après 37,5 annuités de cotisation, à 75% du dernier salaire et sans décote.
Un salaire digne pour tou-te-s quelle que soit la quotité de travail
Pour les précaires, contractuels, AESH, AED, nous exigeons un salaire digne, un statut et une juste reconnaissance de leur métier, la fin des temps partiels contraints.
Pour les enseignant-e-s, travailler plus pour gagner plus c'est toujours NON !
Pour son second mandat, Macron a avancé durant la campagne électorale l'idée d'un pacte avec les enseignant-e-s : rémunérer davantage ceux qui accepteront des missions supplémentaires. Pour les nouveaux recrutés, il n'y aurait pas le choix et le nouveau contrat s'imposerait. Par courrier aux enseignants, Macron réélu annonçait en septembre une augmentation qui pourrait aller jusqu'à 20%. Nous sommes là devant une nouvelle déclinaison du «travailler plus pour gagner plus» cher à Sarkozy. Et cela et toujours inacceptable. Face à la situation actuelle de dégradation des conditions de travail, une telle logique est totalement hors sol, d'autant que le ministère reconnaît lui-même que plus de la moitié des enseignants travaillent plus de 43h par semaine et au moins 34 jours pendant les vacances scolaires. Et c'est le même ministère qui reconnaît « un sentiment d'épuisement professionnel élevé » pour un enseignant sur deux.
Alors non, pour SUD éducation il n'y a pas de négociations possibles sur nos salaires dans le cadre d'une contrepartie qui signifierait travailler davantage.
Pour améliorer la situation au travail il faut un vaste plan de recrutement avec une vraie formation professionnelle initiale et continue. Depuis la crise COVID, SUD éducation revendique un véritable plan d'urgence à chaque rentrée.
Il faut mieux considérer les enseignants et tous les personnels et il faut les laisser faire leur métier, bref leur faire confiance.
Pour les salaires, SUD éducation continue de penser que nous sommes tous exceptionnels et revendique une augmentation de 400 € par mois pour tous les personnels de l’Éducation nationale.
Union Solidaires 44 (@solidaires_44) / Twitter