Rassemblements et manifestations :
7h30 devant le lycée Albert Londres à Cusset et devant le LEM à Montluçon
Le mardi 6 octobre se sont déroulées d’imposantes manifestations partout en France, à l’initiative des lycéen·nes et étudiant·es qui sont mobilisé·es depuis le 15 septembre.
Parti d’Île-de-France, ce mouvement lycéen réclame des conditions d’études dignes et justes : des classes moins chargées, des professeur·es remplacé·es en cas d’absence, un mobilier et un bâti scolaire à rénover d’urgence, des emplois du temps mieux construits, la fin de Parcoursup. Réuni·es en AG, les étudiant·es s’y sont rapidement allié·es puisque pour elles et eux également, les réformes s’empilent et s’ajoutent à un parc universitaire en mauvais état.
Ces revendications convergent totalement avec celles que porte SUD éducation depuis des années : la baisse des effectifs par classe, un recrutement massif de personnel pour améliorer les conditions d'études mais également les conditions d'accompagnement médico-social, la rénovation d'un bâti scolaire vieillissant et dangereux (amiante, voies d’eau, passoires thermiques…), l’abrogation des réformes qui ont destructuré les lycées ainsi que la fin de Parcoursup, qui organise le tri social dans la plus grande opacité.
L’exécutif qui, depuis 2017, n’apporte d’autre réponse à la contestation sociale que la répression et les violences policières, a utilisé les mêmes méthodes face à des jeunes âgé·es de 14 à 18 ans. La consigne du ministre de l’Intérieur de n’avoir “aucune retenue” dans le maintien de l’ordre, couplée aux blessures subies par ces très jeunes manifestant·es, a choqué la communauté éducative et l’ensemble des travailleur·euses du pays. Gazer, éborgner, mutiler, tenter de noyer des enfants : la répression est insoutenable et doit être condamnée au plus vite ! Par ailleurs, les propos ou actes racistes et sexistes de la part de la police sont inadmissibles et doivent cesser au plus vite.
Quant au ministre de l’Éducation nationale, il n’a rien d’autre à proposer qu’une fermeture des lycées et une plateforme de réception des revendications. Mais les revendications des élèves et des personnels sont connues, il faut maintenant leur apporter des réponses !
SUD éducation se félicite de la réussite des manifestations de ce jour, ainsi que de la présence massive d’adultes en grève pour protéger la jeunesse en lutte. Le secteur de l’éducation était bien représenté, mais c’est une véritable mobilisation interprofessionnelle qui a eu lieu aujourd’hui. Les services publics, c’est l’affaire de tou·tes !
SUD éducation appelle à poursuivre le soutien à la mobilisation de la jeunesse, et invite les personnels de l’éducation comme de l’ESR à mettre au débat la reconduction de la grève dans les universités, les établissements et les écoles.
SUD éducation appelle notamment les personnels à se mettre en grève ce jeudi 8 octobre pour continuer de se mobiliser aux côtés des lycéen·nes et étudiant·es.
SUD éducation appelle également les personnels des lycées à ne pas participer à la reprise progressive des cours telle que voulue par le ministère dès le 7 octobre, puisque sous couvert de dialogue, elle vise surtout à briser le mouvement lycéen sans avoir apporté la moindre réponse concrète à leurs revendications légitimes !
Le budget 2027 est inacceptable pour nos conditions de travail et d’études, il est urgent de faire reculer le gouvernement.
Pas d’économies sur le service public d’éducation ! Pas d’économies sur nos vies !
Communiqué intersyndical – Après les puissantes mobilisations du 6 octobre : le gouvernement doit répondre !

La journée de mobilisation lycéenne et étudiante du mardi 6 octobre a été une réussite. Des centaines de milliers d’élèves ont manifesté, dans une ambiance déterminée et joyeuse. Les cortèges et rassemblements se sont déroulés dans le calme, avec une présence adulte en nombre, dont nos organisations, ce dont nous nous félicitons.
Le gouvernement n’a toujours pas répondu aux attentes des lycéennes et des lycéens. La lettre de Sébastien Lecornu dimanche dernier montre une profonde méconnaissance de notre système éducatif et de son fonctionnement et fait porter quasi exclusivement sur les personnels en place la résolution de la crise ! L’improvisation des dernières annonces met en difficulté les personnels et témoigne d'une cacophonie de l'exécutif là où attendrait du gouvernement qu'il apporte les réponses qui relèvent de sa responsabilité. État du bâti, inégalités, sélection pour l’accès aux études supérieures, professeur·es non remplacé·es, emplois du temps intenables… c’est pourtant bien au gouvernement d’apporter des réponses qui sont d’abord budgétaires.
Les organisations lycéennes ont décidé de poursuivre leur mobilisation le jeudi 8 octobre.
Dans ce contexte et dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, la FSU, l’UNSA Éducation, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche Publique, la CGT Educ’action et SUD Éducation appellent à soutenir et entendre les revendications lycéennes pour de meilleures conditions d’études et davantage d’égalité, notamment à l’occasion de la journée annoncée du jeudi 8 octobre. Nous appelons les collègues à être aux côtés des élèves et à se saisir des possibilités de mobilisation le 8 octobre, y compris par la grève.
Le passage en distanciel ? Du bricolage sous pression politique

