Un millier de personnes ont manifesté ce 20…

jeudi 20 février 2020
par  SUD Éducation 03

Un millier de personnes ont manifesté ce 20 février dans l’Allier contre la réforme des retraite "universalité du travailler plus vieux pour gagner moins".

Alors que la réforme est à l’assemblée nationale, il était important de montrer encore et toujours notre détermination.

Le combat est loin d’être fini et il n’est pas perdu.

Face aux choix de société libérale que veut imposer Macron, nous avons été très nombreux·ses à manifester depuis le 5 décembre.

On en peut pas rester spectateurs·trices !

Il ne peut pas y avoir de grève par procuration !Il est important de se remobiliser dans les semaines à venir. Déjà le 27 février, les 5 et 8 mars seront des moments de manifestations contre la répression et pour les droits des femmes, grandes perdantes de cette réforme.

Les informations plus précises suivront rapidement. En attendant, nous proposons à la lecture la prise de parole de Solidaires Allier.

Prise de parole de Solidaires, 20 février 2020

Notre mobilisation contre la réforme des retraites dure maintenant depuis près de 3 mois. Pourtant le gouvernement reste insensible en dépit des grèves, des actions nombreuses et de l’opinion publique qui comprend de mieux en mieux le projet et nous soutient.

Ce gouvernement est toujours plus impopulaire. Et il continue, EN MARCHE, tête baissée, EN Marche, EN avant dans le mur, contre les droits sociaux et les libertés publiques.
Face aux mobilisations et au rejet de sa politique, il devient de plus en plus autoritaire, encore contre la jeunesses qui ce lundi bloquait le siège français de Blackrock .

Depuis lundi, les débats ont commencé à l’assemblée. Nous n’attendons même pas un sursaut des députés fantôches de la macronnie et, le nouveau ministre, Olivier Véran assume totalement l’idée de recourir au 49,3.
Donc, sans surprise, la réforme pour une retraite qui n’a d’universel que le nom, parce qu’ils ne pouvaient quand même pas l’appeler « réforme pour une retraite de misère au bout de plus de 42 années de galère » va passer le cap de l’assemblée dans le calendrier serré imposé par le gouvernement.

A leur répression, à leurs tentatives d’intimidations, nous répondons par notre détermination : chaque semaine, chaque jour quasiment, il se passe quelquechose.

Ces derniers mois nous avons gagné une bonne partie de la bataille des idées. Malgré les mensonges du gouvernement, malgré le MEDEF et la CFDT, la majorité de ce pays a compris que la réforme des retraites par points était profondément injuste, qu’elle allait servir les intérêts des financiers et qu’elle nous fera travailler plus longtemps.

Nous ne demandons pas des privilèges, nous revendiquons des droits, porteur d’égalité et de justice sociale :

Nous voulons un mode calcul qui garde les meilleures années pour plus d’égalité.
Nous ne voulons pas travailler plus ou gagner moins, ou les 2…
Nous voulons un minimum égal au Smic (1700€ net).
Nous voulons le maintien des droits pour les femmes et la compensation des discriminations salariales.
Nous ne voulons pas d’un calcul qui défavorise les personnes les plus fragiles, notamment les personnes handicapées.
Nous voulons la prise en compte de toutes les périodes de chômage.
Nous voulons des retraites indépendantes des marchés financiers.
Nous voulons un système solidaire, où tout le monde cotise vraiment et qui redistribue plus à ceux et celles qui ont le moins.
Nous voulons aussi la retraite, car c’est aussi le moment où on peut choisir ses activités, être actif, sans patron, sans obligation. Voilà une belle alternative à l’exploitation !

Tous ces points nous opposent au projet de retraite de Macron et Blackrock.

Tous ces points sont également autant de revendications pour s’attaquer aux injustices du système actuel qui a déjà subi de nombreux assauts ces 30 dernières années.

Et il y a des alternatives qui permettaient de partir à 60 ans (ou avant en fonction de la pénibilité).

Des alternatives en termes d’emploi et de salaires
• il faut plus de cotisations en augmentant les salaires
• Diminuer le temps de travail pour permettre aux jeunes d’entrer sur le marché du travail ;

Des alternatives pour l’égalité entre les femmes et les hommes
• Une politique stricte d’égalité salariale ;
• La correction des inégalités discriminatoires au moment du départ en retraite ;
• L’obligation pour les employeurs de cotiser à taux plein pour le temps partiel imposé ;

Des alternatives pour le financement
• Cela veut dire augmenter les cotisations patronales, cesser les exonérations ;
• Faire cotiser les revenus qui ne cotisent pas aujourd’hui,

Cet argent existe, il y a encore quelques années la retraite était à 60 ans pour 37,5 années de cotisation… et la France était moins riche qu’aujourd’hui !

La retraite doit rester un droit. Un droit c’est l’égalité entre toutes et tous.

La retraite ça ne peut pas être une chance qu’on aurait eu, ou qu’on ce serait payé.

Voilà pourquoi notre combat contre le projet gouvernemental de retraite à points doit continuer. Il continue et il continuera car nous sommes là et déterminés à ne pas rester spectateur !
Il continuera par l’unité, dans la lutte, qui se doit d’être de plus en plus large - avec toutes celles et tous ceux qui veulent une société plus juste, plus solidaire, plus égalitaire, avec celles et ceux qui refusent le capitalisme et ses conséquences sur nos vies.