La formation continue doit pouvoir être choisie pour répondre aux besoins.

lundi 21 septembre 2020
par  SUD Education 03

Depuis de nombreuses années années la formation continue des enseignant·e·s est réduite à peau de chagrin. Manque de remplacement, réforme de la formation initiale : il manque des heures pour pouvoir former correctement et régulièrement les personnels de l’éducation sur leur temps de travail.

Depuis l’arrivée du ministre Blanquer, le peu de formation se fait de manière de plus en plus autoritaire. Ainsi, depuis 2017, les professeur·e·s des écoles n’ont plus le choix pour leurs animations pédagogiques : c’est 9h de français et 9h de mathématiques. Et il faut asséner ces "fondamentaux" d’une certaine manière, à coups de neurosciences (là aussi une certaine école, celle des proches du ministre) et de "bon sens" flattant la nostalgie, quitte à ne pas tenir compte des recherches en sciences de l’éducation.

Comme pour les les évaluations nationales et autres préconisations (petit livre orange de la lecture, dernière publication sur la grammaire), Il s’agit d’une volonté de normalisation des pratiques professionnelles.

Avec la formation en "constellations"un nouveau pas vers l’autoritarisme managérial est franchi.

Le ministère vaudrait que chaque année 1/6eme des professeur·e·s suivent une formation un peu plus importante en mathématiques ou en français. Pour faire joli, des groupes constitués par les IENs seront nommés "constellations".

Mais les prof-étoiles n’auront pas le choix de la formation. Et ces groupes seront "pilotés" par des conseillers pédagogiques qui ne pourront pas avoir suffisamment de temps pour organiser cela convenablement. On sera donc, d’autant plus avec l’urgence, dans l’application des lubies du ministre et de ses proches plutôt que dans la réflexion sur les pratiques de classes. Les visites en classe prévues dans le cadre de ces formations seront certainement vécues de manière intrusive vue la manière d’imposer les choses.

Notons que dans notre académie, ce changement important s’effectue l’année où les conseils départementaux de formation ne se sont pas réunis. Les syndicats n’ont donc pas eu leur mot à dire. Tout se fait en douce.

  • SUD éducation dénonce cette organisation autoritaire de la formation visant la lise au pas pédagogique et didactique.
  • Nous défendons la liberté pédagogique qui permet de s’adapter à la réalité des besoins des élèves.
  • Nous revendiquons une formation continue de qualité, librement choisie et sur le temps de service. Une formation qui ouvre des possibilités et non qui soit imposée.

Cette formation se fait sur 12 h d’animations pédagogiques (+ 3h sur temps de classe). Il est donc tout à fait possible de défalquer 3x3h de ces formations en participant à des réunions d’informations syndicales.