Groupe de travail AESH du mardi 15 décembre 2020

mardi 15 décembre 2020
par  SUD Education 03

Participant-e-s : Administration, inspection ASH, syndicats CGT Educ’action, FSU, SE-Unsa, Sgen CFDT et SUD éducation

La réunion a débuté de manière un peu chaotique à cause de problème de connexion et d’écoute. Cela s’est produit à plusieurs reprises durant le groupe de travail ce qui a rendu l’écoute des informations données particulièrement compliquée. C’est pourquoi plusieurs participant-e-s, dont SUD, ont demandé de fixer une prochaine date de réunion mais en présentiel cette fois-ci.
La date n’a pas été donnée pour le moment.

1/ Etat des lieux

La parole a été donnée aux organisations syndicales pour avoir des remontées de ce qui se passe sur le terrain.

SUD éducation regrette le manque de formation et d’accompagnement des AESH qui peuvent être basculé-e-s d’un poste de lycée à un autre de maternelle en soulignant la difficulté de telles réaffectations. Il est aussi évoqué des cas mettant en évidence des problèmes d’organisations quant à la mutualisation au sein des PIALs.
Enfin, le-s jour-s de carence sont aussi abordés comme un véritable problème en cette période de COVID sur des salaires déjà bien trop précaires.

2/ Présentation des PIALs par l’IEN ASH

REPARTITION

Les PIALs sont mis en place depuis septembre 2019 dans le département. Dans un 1er temps, 3 PIALs avaient été créés dépendant du collège Charles Peguy de Moulins, du collège Jules Verne de Montluçon et du collège Jean Rostand de Bellerive-sur-Allier.
Cette année, 3 nouveaux PIALs ont fait leur apparition à Dompierre-sur-Besbre, Lapalisse et Commentry. Il est précisé qu’ils sont en « rodage ».
Carte

En 2021, il est prévu que 3 autres s’ajoutent à cette organisation à Gannat, Désertines et Varennes-sur-Allier.

FONCTIONNEMENT

Les pilotes de ces PIALs sont les chef-fe-s d’établissements de ces collèges et les IEN de circonscription. Ils et elles sont chargé-e-s de la répartition des AESH sur le territoire, du recrutement ou encore de leur évaluation.
Le nombre d’AESH affecté-e-s à chaque PIAL est à rééquilibrer si besoin car il y a des pôles à 20 et d’autres à 60 AESH.
Les AESH sont affecté-e-s à un PIAL, ce qui représente une zone géographique étendue mais « il n’est pas question d’envoyer un/une AESH à 50km de chez lui », certifie l’IEN ASH.

PIAL INFRA

Les PIALs actuels sont géographiquement très étendus. La création de PIALs INFRA est programmée afin de garantir un e plus grande proximité et stabiliser les AESH sur un secteur de collège ou d’une grosse école.
Ces PIALs INFRA pourront donc, le cas échéant, être placés sous la responsabilité d’un IEN et/ou d’un directeur/d’une directrice d’école. Ces dernier-ère-s pourront alors attribuer les AESH, le nombre d’heures de suivi des élèves dans le cas des enfants à AESH mutualisé-e, moduler l’aide en fonction des besoins, gérer les EDT ou encore les autorisations d’absences…

Les AESH peuvent changer d’établissements, dans une zone géographique raisonnable, donc il y a une réflexion à mener sur la formation et la cohérence des placements allant de la maternelle au lycée en convient l’IEN.

3/ Réponses aux questions des participant-e-s

Certain-e-s AESH suivent 3 élèves en même temps mais jamais plus dans l’Allier.
Des EMAS (Equipe Mobile d’Aide à la Scolarisation) sont en train d’être installées dans le département. Les écoles vont bientôt recevoir une plaquette présentant ces équipes qui dépendent d’établissements médico-sociaux. Ils et elles interviendront auprès des équipes qui en font la demande pour les aider à résoudre les difficultés liées à la scolarisation des enfants présentant un handicap. A terme, le but serait de les intégrer aux PIALs.

Les AESH référent-e-s vont être recruté-e-s au nombre de 3 pour le département, à raison d’un par bassin. Les appels à candidature sont prêts et n’attendent que la validation de la DASEN. Il est question de jumeler ces postes avec des postes de brigade. Ce sont les seules brigades AESH prévues à ce jour dans l’Allier. La répartition des missions est encore en construction avec le rôle de référent pour la période 1 puis plutôt auprès des élèves sur le reste de l’année privilégié.

Il existe deux types de suivi pour les élèves en situation de handicap. Les enfants qui ont des besoins permanents se voient affecté-e-s un-e AESH individualisé-e. Les autres, qui représentent une majorité d’après l’IEN ASH, bénéficient de l’accompagnement d’AESH mutualisé-e-s. Dans ce dernier cas, ce sont les ESS qui définissent le temps nécessaire à l’élève et non la MDA. L’IEN ASH nous confirme que les AESH peuvent être redéployé-e-s temporairement en fonction des besoins. En ces temps de crise sanitaire, des priorisations peuvent être effectuées.

18 AESH sont actuellement en ASA dans le département mais tou-te-s les élèves sont accompagné-e-s.
20 démissions sont constatées cette année avec une forte proportion de démissions liées à l’obtention du CRPE par les AESH.
Les AESH n’ont pas à intervenir sur le temps périscolaire sauf si c’est notifié dans la prescription de la MDA. Les heures font alors partie du contrat de l’AESH. De même, ils et elles n’ont pas à prendre en charge des groupes de travail en classe ou encore surveiller des récréations. Les syndicats insistent sur l’aspect essentiel de la définition des missions des AESH. La circulaire de juin 2019 rappelle que les AESH font partie de la communauté éducative. A ce titre, leur participation aux réunions concernant les élèves est essentielle. L’IEN ASH indique également qu’il est important que les AESH assistent au moins au 1er conseil d’école.

La régularisation de la CSG pour les AESH n’est pas encore effective. Elle dépend des services du rectorat et de leur date de mise à jour.

Les ASA des AESH sont valables jusqu’au 31 décembre à ce jour mais devraient être prolongées jusqu’à la fin de l’état d’urgence à savoir le 15 février comme c’est le cas pour les PE.

SUD Education et la CGT ont souligné le risque de charge supplémentaire pour les directeurs et directrices d’école qui se verraient chargé-e-s de la gestion d’un PIAL INFRA. L’IEN ASH répond que plein de choses sont déjà gérées localement donc pas forcément. Le cumul d’emploi est possible pour les AESH puisque leur contrat est de 41semaines. Les 11 autres sont disponibles pour un autre emploi.

En conclusion, les PIALs nous ont été présentés comme un moyen de gérer au mieux les ressources disponibles pour la scolarisation des enfants en situation de handicap. La gestion départementale sera renforcée par une gestion plus locale sensée être plus proche des besoins. Malgré les bonnes volontés affichées, le risque de voir les conditions de travail des AESH se dégrader est grand. La mutualisation des moyens ne doit pas se faire aux frais de l’humain. Ce sont de personnels et d’enfants que l’on parle et non seulement de chiffres à faire rentrer dans des cases.