Grève des AED du 22 au 26 mars à Montluçon : quand il y a lutte, il n’y a pas de fatalité

mercredi 24 mars 2021
par  SUD éducation 03

De nombreux.euses AED (assistant·e·s d’éducation) du lycée Paul Constans (Montluçon) sont en grève depuis le lundi 22 mars, sur la semaine ou pour un ou plusieurs jours.
Cette mobilisation a été lancée par la coordination nationale des AED, soutenue par SUD éducation.

La solidarité s’organise par la mise en place d’une caisse de grève.
SUD éducation 63 03 participe a cette solidarité financière.

En plus des revendications que portent les AED depuis le mois de novembre et qui motivent cette grève, nous avons appris ce lundi que le Rectorat propose la suppression d’un poste de CPE au lycée à la rentrée !
Encore une illustration de la politique de Blanquer : nier les besoins mis en évidence par la situation sanitaire en continuant les économies de moyens.

Les élu·e·s de SUD éducation s’y opposeront lors du conseil d’administration du lycée.

Le jeudi 25 mars sera un temps fort de cette semaine de mobilisation avec conférence de presse et manifestation devant le lycée. La direction de l’établissement est contrainte de fermer le service de restauration scolaire !


SUD éducation soutient l’auto-organisation des personnels et appelle les assistant-e-s d’éducation (AED, AP et APS) à se réunir, à se saisir de cet appel et à se mettre en grève aux dates décidées localement.

Un préavis de grève spécifique aux AED a été déposé pour la période par SUD éducation, SUD Rural et territoire (enseignement maritime et agricole) et le SUNDEP Solidaires (enseignement privé).

SUD éducation appelle les autres personnels à soutenir les revendications et les mobilisations des assistant-e-s d’éducation par la mise en place de caisses de grève dans les établissements et toute autre action décidée localement (grève, motion de soutien, courriers au ministère…).

SUD éducation revendique pour les assistant-e-s d’éducation :

  • la titularisation sans condition de tous les personnels assistant-e-s d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur-trice scolaire ;
  • l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;
  • la suppression du forfait nuit en internat ;
  • l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;
  • le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef-fe-s d’établissement : pour un recrutement académique ;
  • l’accès à une formation initiale et continue et l’augmentation du crédit d’heure pour formation ;
  • du matériel de protection fourni par l’employeur et le versement de la prime Covid.