Distribution de masques aux personnels : SUD éducation écrit au recteur

lundi 21 septembre 2020
par  SUD Education 03

Monsieur le Recteur,

Le 8 septembre dernier, lors de la réunion qui s’est tenue au rectorat, lorsque notre représentant a attiré l’attention du Chef de Cabinet du Président de la République sur l’absence de masques dans certains établissements, votre directeur de Cabinet a déclaré "qu"il était impossible" qu’il n’y ait pas de masques dans tous les établissements scolaires.

lettre_au_recteur_-_port_du_masque_-_sud_education

Or, à notre connaissance, deux semaines après la rentrée, dans de très nombreux établissements, des enseignant·e·s n’étaient toujours pas équipé·e·s en masques (et ceux éventuellement reçus en mai ont été lavés de trop nombreuses fois pour être encore utilisables). Voici une liste non exhaustive :
• dans le collège "Les Prés" à Issoire,
• dans le collège Molière à Beaumont,
• dans le collège François Villon à Saint Dier d’Auvergne,
• dans le collège Onslow à Lezoux,
• dans le collège Roger Quilliot à Clermont,
• dans le collège La Charme à Clermont,
• dans le collège Mendès France à Riom,
• dans le collège et le lycée Blaise Pascal à Ambert,
• dans le collège du Beffroi à Billom,
• dans le collège Jean-Baptiste Desfilles à Bellenaves

Les collègues nous ont fait remonter de très grandes disparités entre les établissements : certain·e·s enseignant·e·s ont eu 20 masques et d’autres aucun, nombreuses·eux sont celles et ceux qui ne disposant que de 2 masques, n’ont
guère la possibilité de les avoir lavés et secs du jour pour le lendemain.

De plus, les dotations en masques – quand il y en a – ne prennent souvent en compte que les enseignant·e·s et pas les remplaçant·e·s, ni les AESH, ni les services civiques. Dans certaines écoles, par exemple, cela fait doubler le nombre d’adultes.

Par ailleurs, pour l’ARS, les adultes porteurs des masques en tissu fournis par l’Éducation nationale sont automatiquement considérés comme « contact à risque » lorsqu’ils ont été en présence d’un élève atteint du COVID, ce qui indique clairement que ces masques (dont certains sont en outre trop petits, comme nous l’ont fait remonter de nombreux collègues) ne les protègent pas.

L’obligation de porter le masque trouvant sa justification dans la limitation de la propagation du virus mais également dans la protection des personnels et des élèves, pour rester simplement logique, il faudrait des masques plus filtrants
et plus adaptés que ceux distribués actuellement
.

Ainsi, pour pouvoir venir travailler dans des conditions sereines et respecter le protocole sanitaire publié par un ministère qui navigue à vue et qui assure très mal la distribution de ses masques inutiles, les personnels se voient pour le moment contraint·e·s d’acheter les leurs. C’est parfaitement inadmissible.

M. Blanquer considère qu’ils doivent être achetés par les familles au même titre que d’autres fournitures scolaires. M. le Recteur, pensez-vous que d’autres fournitures scolaires sont inutilisables au bout d’une demi-journée ? Outre que cet achat constitue une dépense supplémentaire difficile à assumer pour certaines familles, l’achat individuel n’est pas de nature à assurer une protection identique pour toutes et tous.

Nous vous demandons, Monsieur le Recteur, de bien vouloir vous assurer que tous les personnels et tous les élèves ont des masques fournis par l’Éducation nationale en quantité suffisante et suffisamment protecteurs.

Le Bureau de SUD éducation 63 / 03