En grève le 24 janvier pour défendre nos retraites et faire céder le gouvernement. Tract de l’intersyndicale de l’Education de l’Allier

vendredi 17 janvier 2020
par  SUD Education 03

Tract intersyndical SUD CGT FSU FO éducation _ grève du 24 janvier

Défendre nos retraites

Faire céder le gouvernement

Retrait du projet de retraite universelle par points

tou·te·s en GREVE le 24 janvier

Depuis le 5 décembre, grèves manifestations, rassemblements, meeting, concerts de soutien, blocages se multiplient dans le pays pour dénoncer une réforme qui viendrait réduire les retraites de toutes et tous.

Les pensions baisseront !

Alors que les retraites sont calculées sur la moyenne des 25 meilleures années de salaire dans le secteur privé et sur le salaire des six derniers mois dans les fonctions publiques, la réforme Macron veut prendre comme base de calcul l’ensemble de la carrière c’est-à-dire les meilleures années mais aussi les moins bonnes. C’est donc une baisse mécanique de l’ensemble des retraites qui est programmée. Ce n’est pas difficile à comprendre et c’est difficile à cacher.

Une mobilisation interprofessionnelle importante depuis 40 jours

Des centaines de milliers de personnels de l’éducation nationale ont participé partout dans le pays à plusieurs journées de grève depuis le 5 décembre. Dans une majorité de départements des centaines, voire des milliers de collègues sont engagés dans la reconduction de la grève aux côtés des cheminots, des agents RATP, des agents des transports, des hospitaliers, des salariés des raffineries, de la sécurité sociale, de la direction du travail. Ils mènent partout des actions quotidiennes pour dénoncer et expliquer la nocivité du projet gouvernemental.

Les mensonges de Blanquer

Dans la fonction publique, le gouvernement propose, pour le calcul des retraites, de prendre en compte les primes en plus des salaires. Cela ne changerait rien dans l’Education nationale, où le niveau des primes est très faible.

Et des primes suffisantes pour compenser les salaires ne seraient ni possibles ni souhaitables. De là, les gesticulations du ministre Blanquer qui prétend même inscrire dans la loi le fait que nos pensions ne devraient pas connaître de baisses. Chacune et chacun voit bien que pour maintenir nos niveaux de pension actuels il faudrait en fait nous verser le plus haut de nos salaires dès notre premier mois de carrière.

Autant dire que c’est impossible et que ce n’est pas le projet du ministre Blanquer. Bien plus, il annonce des primes à certains à la condition de modifier les missions et le temps de travail, donc de dégrader les conditions statutaires de notre emploi.

Rejoindre la grève

Dans l’Allier, chaque journée de mobilisation a montré la présence de nombreux personnels de l’éducation nationale. Aujourd’hui, la meilleure façon de soutenir la mobilisation c’est de rejoindre celles et ceux qui sont dans la grève.
Cela coûte nécessairement mais certainement bien moins que l’application de cette réforme destructrice pour nos générations et celles qui nous suivront et cela que nous soyons syndiqué-es ou non et cela quel que soit le syndicat auquel nous avons décidé de verser une cotisation.

La suspension provisoire de l’âge pivot n’est que de l’enfumage.

- la définition de l’âge pivot serait conditionné au fait que les partenaires sociaux trouvent un accord d’ici avril. Dans tous les cas, le gouvernement se laisse la possibilité de le modifier par ordonnance.

- avec un système par point, il faudra travailler jusqu’à l’obtention du nombre de points nécessaires pour avoir une retraite « correcte ».

L’heure est donc, plus que jamais à la mobilisation face à un pouvoir fébrile qui recourt à la répression pour se sentir fort.

A l’heure des E3C (réforme du bac), des suppressions de postes à venir (-11 dans le 1er degré) , des évaluations nationales, des attaques contre notre statut…

Il est nécessaire que nous montrions notre force et notre capacité à résister !

EN GREVE le 24 janvier

On ferme partout : Écoles, collèges, lycées, services