Déclaration liminaire de SUD éducation CDEN de l’Allier, 12 décembre 2014

samedi 17 janvier 2015
par  SUD Education 03

Lire le compte rendu :

compte rendu du CDEN du 12 décembre 2014

.

Relire le compte rendu du CTSD du 20 novembre qui comportait des points communs à l’ordre du jour.

Déclaration liminaire

Passé une rentrée de plus, sous le signe des fermetures de postes dans l’Allier, les élus et les représentants du personnel s’inquiètent de voir le système éducatif départemental mis à mal. Après les RASED, les remplaçants, ce sont des classes en nombre important qui ferment, 18 constatées lors du dernier CDEN.
D’ailleurs la réalité nous a donné raison puisque, à la rentrée, il a fallu revenir sur des fermetures et faire appel à la liste complémentaire.

La casse systématique revient chaque fin d’année au point que des solutions sont réclamées pour endiguer le phénomène. On importe donc des parades toutes trouvées, observées chez nos voisins du Cantal. Une convention qui nous préserverait des fermetures annoncées en échange de la contractualisation mise en forme pour atteindre des objectifs souvent chiffrés.

Le marché est donc mis sur la table, pour endiguer une situation intenable, le ministère nous propose, comme si les écoles de l’Allier étaient elles mêmes responsables de cette situation, le gel, voire le gel partiel des suppressions de postes, en échange de sacrifices qui sont bien réels. Au vu des réunions de travail, notamment la dernière en date du 01/12/14, on peut affirmer que les non créations de postes vont se payer cher. D’ailleurs ne parlons pas de l’arrêt des fermetures, il faut être clair, nous parlons de moyen constant, ce qui ne sous-entend aucunement la fin des fermetures. (On fermera ici, ce que l’on ouvrira là-bas)

SUD éducation refuse la restructuration du maillage des écoles rurales, à marche forcée au prix de nombreuses fermetures d’école. Les élus doivent être informés et avoir conscience des enjeux de cette convention. Croyant sauver leurs écoles, ils entérineraient leurs fermetures d’une façon consentie.

L’Allier est un département rural, qu’on le veuille ou non, avec toutes les contraintes géographiques que cela sous-tend. Il ne peut avoir le maillage d’un département plus peuplé.
Pour l’instant, ce qui s’appelle maintenir l’école rurale semble devoir passer par la suppression d’un bon nombre d’écoles de 3 classes et moins. De quoi se poser des questions sur les contreparties exigées en échange de la stabilité du nombre de postes.
A la lecture des critères d’évaluation de la convention on peut voir :
- diminution de 10 points du taux d’écoles de 3 classes ou moins, pour passer de 60% à 50% la proportion de ces écoles. Combien de dizaines d’écoles fermées pour en arriver à ce taux ? Où iraient les élèves ? Combien de temps passeraient-ils dans les transports ? Comment seraient financées les classes à ouvrir ailleurs ? Où seraient celles à fermer et pour combien d’emplois perdus dans les cantines et les garderies ?
- mise en place de l’ENT. Un projet inutile qui dégradera les conditions de travail des enseignants et coûterait 10€ par élèves et par an, soit 260 000€ pour nos
26 000 élèves. A la charge de qui ? Des collectivités au moins en partie pour un système qui dans le 2nd degré montre tant de dysfonctionnements.
- en revanche on ne chiffre rien pour les réseaux d’aide et l’Éducation nationale laisse entendre que la scolarisation des enfants de moins de 3 ans dépendra du bon vouloir des communes à investir dans des locaux et du matériel adapté.
La communication autour de cette convention reste d’ailleurs assez restreinte, on se demande pour quelle raison.
Le jour où celle-ci sera présentée officiellement, les élus devront se poser la question de ses lourdes contreparties. Sans garantie qu’à la fin des trois ans, la machine à supprimer les postes ne reparte pas de plus belle.

Au delà de ces questions précises, pour SUD éducation, le principe même de contractualisation est inacceptable. Le droit à l’éducation doit être le même pour tous les départements. Ainsi ils seront mis en concurrence, et ce sera au détriment d’une autre académie que l’Allier conservera ses postes. Et quand tous les départements auront leurs conventions, qu’adviendra-t-il ?
C’est un morcellement du territoire et une politique managériale qui est en rupture avec le caractère national de l’éducation. L’État doit assurer la continuité de son École dans tous ses territoires peu importe leurs géographies.


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