Déclaration Sud Éducation 63-03 au CHS-CT Académique du 19 décembre 2013

dimanche 19 janvier 2014
par  SUD Education 03

Madame Le Recteur,

Les atteintes quotidiennes aux conditions de travail pèsent sur l’ensemble des personnels du service public d’éducation : enseignants, personnels de vie scolaire, de santé, administratifs, ouvriers et de service…, d’autant plus prégnantes pour les personnels précaires.

Le fait que les enseignant-e-s n’aient jamais bénéficié de la réduction du temps de travail, qu’ils et elles aient une organisation de leur travail où la frontière entre vie privée et professionnelle s’est considérablement effacée, contribue à la surcharge.
De même, l’augmentation du nombre d’élèves par classe est bien une réalité qui aggrave lourdement la charge de travail.

L’empilement de tâches situées dans plusieurs registres (pédagogique, administratif, vie scolaire…) cumulé avec des injonctions ministérielles se renouvelant sans cesse et se confrontant aux pratiques individuelles, mettent les collègues en situation de « conflit de rôle », source de souffrance.

Les pressions émanant de différentes sources (parents, élèves, voire collègues… et bien évidemment hiérarchie) sont parfois difficilement gérables.
La « dématérialisation » des outils de travail (cahier de texte numérique, base élèves, ressources informatiques, communications internet, ENT…) engendre des difficultés par une surcharge supplémentaire de travail et une absence de formation à tous ces nouveaux outils.

De nombreux chiffres attestent qu’une grande partie des personnels de l’Éducation Nationale est en état de tension au travail ou en situation d’épuisement professionnel.
Dans une étude réalisée en 2011 sur un échantillon de 5000 personnels de l’E.N. - et publiée en janvier 2012 - la MGEN avançait les chiffres suivants : 24% des personnels se trouvaient en état de tension au travail, 14% étaient en situation d’épuisement professionnel (« burn out »).
Le très officiel rapport de la mission d’information sur le métier d’enseignant, fait au nom de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, le 19 juin 2012 confirme ces fait en pointant clairement « la souffrance ordinaire des enseignants ».
Une telle situation doit être une priorité dans toute l’éducation nationale et dans tous les CHS-CT, avec une attention particulière pour les fins de carrière prenant davantage en compte l’usure physique et psychologique qui accroît la pénibilité du travail.

Dans ces conditions, quid des conditions de travail des enseignants de STI qui ont reçu un extrait d’arrêté stipulant leur changement de discipline ?
Quid des conditions de travail des personnels du lycée Vercingétorix de Romagnat qui se sont investis pendant des années et pour lesquels les propositions de transfert restent incertaines ?
Quid des jeunes enseignants dont l’entrée dans la profession n’a pas été facilitée par les réformes successives de la formation ?

Pour que les CHS-CT jouent pleinement leur rôle, SUD éducation revendique :

  • la création d’un véritable tissu de CHS-CT de terrain dans chaque EPLE et dans chaque circonscription, qui permette aux personnels d’agir sur leurs conditions de travail.
  • le respect des conditions optimales de fonctionnement du CHS-CT, notamment en ce qui concerne le calendrier.
  • des moyens matériels et humains suffisants pour leur bon fonctionnement
  • de la formation et de l’information pour les personnels sur la mise en place des outils de prévention, particulièrement le registre de santé et sécurité au travail.

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