Compte rendu de l’audience avec la DASEN du 2 mars 2021

mercredi 3 mars 2021
par  SUD éducation 03

Syndicats présents : SUD éducation, CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA.

SITUATION SANITAIRE

1/ État des lieux

Madame la Dasen a entamé la réunion par une présentation de la situation sanitaire dans notre département. Il en ressort que l’Allier est dans une bonne conjoncture puisque les taux d’incidence et de positivité sont en-dessous de la moyenne nationale alors même que nous réalisons plus de tests.

  • Taux d’incidence 140 dans l’Allier / 218 nationalement
  • Taux de positivité : 6,40% dans l’Allier / 7,10 % nationalement

Elle nous a également transmis les chiffres liés au cas de COVID en milieu scolaire pour la période allant du 1er septembre au 5 février.
Ils s’élèvent à 862 cas (élèves et personnels) pour notre département avec une proportion plus importante dans les collèges et le bassin de Vichy.

  • 1er degré : 232 élèves / 48 personnels, soit 31,00%
  • 2nd degré collèges : 323 élèves / 26 personnels, soit 43,00%
  • 2nd degré lycées : 211 élèves / 22 personnels, soit 26,00%
  • Vichy : 40,00%
  • Moulins : 29,00%
  • Montluçon : 31,00%

Depuis la rentrée des vacances d’hiver, la moyenne est de 2 cas par jour, ce qui est peu par rapport à ce que l’on a connu précédemment.
3 classes sont fermées à ce jour en raison du COVID : 2 classes à la maternelle Robert Desnos de Montluçon et 1 classe au collège Jules Verne. Mme la Dasen précise que d’après le protocole sanitaire, les élèves de maternelle sont considérés comme cas contacts s’il y a un cas dans la classe mais ce n’est pas systématiquement le cas des personnels qui sont cependant invités à être testés.

Les représentant-es syndicaux-ales se sont accordé-e-s pour demander une fiche synthétique de la procédure à suivre lors de la présence d’un cas dans une école afin de rendre les démarches plus lisibles pour les collègues. Mme la Dasen n’y voit pas d’objection et note cette demande.

2/ Campagnes de tests

L’organisation des tests salivaires dans les écoles est en cours. A ce jour, l’IA travaille avec les laboratoires afin de tracer les contours de cette nouvelle campagne de tests.
Mme la Dasen nous a cependant transmis dès maintenant certaines informations.

D’abord, les tests salivaires seront adressés en priorité au 1er degré et seront sur la base du volontariat. Ils sont conçus pour être complémentaires aux tests PCR mis en place par la région en lycées et les tests antigéniques exécutés dans les collèges.
Il faudra distinguer deux modalités pour la mise en place des tests salivaires.

Les tests dits « itératifs »
Ce sont des tests salivaires réalisés dans deux établissements ou écoles de l’Allier choisis pour représenter la situation dans le département. Ils auront lieu tous les 15 jours, toujours dans les mêmes lieux. Ces tests sont destinés à la recherche épidémiologique afin de suivre la propagation du virus.

Les tests « par lot »
Ce sont des tests salivaires proposés dans 5 à 7 écoles du département par semaine, représentant ainsi un potentiel de 1000 élèves et les personnels éducation national ou/et municipaux associés. Le directeur ou la directrice de l’école ciblée devra prendre en charge la liaison avec le laboratoire.

Face à cette charge de travail supplémentaire à venir pour les directeurs/directrices d’école, les représentant-es syndicaux-ales se sont accordé-es pour demander des décharges à Mme la Dasen pour leur donner du temps supplémentaire lorsqu’ils-elles sont concerné-es.
Elle ne s’y est pas opposé mais SUD éducation ne manquera pas de suivre la mise en place de ces tests et de soutenir les directeurs-directrices dans leur demande de décharge.

Pour les deux types de tests évoqués, les résultats seront transmis aux personnes testées. Un compte-rendu anonyme sera transmis aux écoles qui seront contactées par l’ARS pour le suivi des cas contacts. Ce sont les laboratoires qui seront en charge de la réalisation des tests.
Sud éducation a bien insisté sur le fait que ce ne seraient pas les personnels de l’école qui en auraient la charge. Mme la Dasen a confirmé que non.
Il n’y a pas encore de dates fixées pour le début de cette nouvelle campagne de tests mais cela devrait être d’ici à 15 jours environ.

Sud éducation a interpellé Mme la Dasen au sujet des tests proposés chaque semaine aux personnels dans des établissements du 2nd degré. En effet, plusieurs d’entre nous se demandaient comment se rendre à ces tests alors même que la plage horaire était de 9h20 à 16h30 puisque nous étions en classe. Nous avons alors demandé si nous pouvions être remplacé-es si nous avions un rendez-vous. Il s’avère que non. En fait, il nous a été rappelé que nous étions prioritaires en laboratoire en temps qu’enseignant-es et que de ce fait nous pouvions avoir accès à des tests en dehors de ceux proposés dans les établissements. Ce ne sont que des tests complémentaires destinés aux élèves et personnels de l’établissement et ouverts aux personnels sur la pause méridienne pour les PE ou des heures de cours non travaillées pour les enseignant-e-s du 2nd degré.
Les représentant-es syndicaux-ales se sont accordé-e-s pour dire à Mme la Dasen que ces courriers n’étaient pas clairs pour les personnels. Ce à quoi elle a répondu que c’étaient des communications académiques et non issues de ses services.

3/ Les masques

Nous avons reçu les nouvelles dotations en masques. Mr Martin rappelle que le ministère a changé de fournisseur pour avoir des masques présentant les qualités de filtration recommandées. Il n’y a qu’une seule taille adulte (M).
SUD éducation a alerté M. Martin et Mme la Dasen sur l’inconfort et la taille de ces derniers car des témoignages en ce sens nous ont déjà été transmis. Il faudra faire remonter les difficultés que vous rencontrez au cours des semaines à venir par vos représentant-es syndicaux-ales et en remplissant les fiches RSST.

AESH

Dans le département, l’accompagnement des élèves à besoins particuliers est plutôt favorable car 90% des AESH accompagnent 1 à 2 élèves. Seul-es 3 AESH suivent 4 élèves.
Les représentant-es syndicaux-ales soulignent des conditions de suivi meilleures que dans beaucoup de département et espèrent une poursuite en ce sens.

M. Martin nous a informé que 3 AESH à mission de référent-e ont été recruté-es à raison de 1 par bassin. Les dates de prise de fonction ne sont pas encore établies dans un souci d’harmonisation académique.
Sud éducation a demandé des informations sur les missions pouvant être confiées à ces référent-es puisqu’il avait été évoqué la possibilité qu’ils-elles effectuent des remplacements dans une réunion précédente. Il nous a été répondu que c’était effectivement le cas et que les personnes recrutées le savaient et donc avaient postulé en connaissance de cause. Mme la Dasen nous a expliqué que c’étaient des personnes avec beaucoup d’expérience, adaptées pour ce genre de missions.
Sud éducation, rejoint par les autres syndicats, a rappelé à quel point il était aberrant que ces AESH à mission de référent-e soient utilisés pour combler les manques en étant même pas à temps plein puisque qu’ils-elles n’auront qu’un temps de travail à 75%. Cela est d’autant plus regrettable que la proportion de temps de remplacement risque d’être plus importante que celle de référent dont on ne connaît même pas vraiment les contours.
SUD éducation continue de revendiquer un vrai statut pour les AESH et la mise en place de brigades pour les besoins de remplacements.

GESTION DES PE


1/ Remplacements et décharges

Les 5 enseignant-es contractuel-les recruté-es dans le cadre des remplacements liés au COVID, initialement embauché-e-s jusqu’au 5 février, se sont vu-es proposé-es une prolongation de leur contrat jusqu’aux vacances de Printemps. Un recrutement est en cours car 2 n’ont pas voulu poursuivre.

Les heures de décharges de direction supplémentaires issues des nouvelles mesures prises par le gouvernement devraient être assurées par les personnels à 80% car elles correspondent à peu près aux heures dues par ceux-celles-ci.
Le but de la DSDEN est de pouvoir établir un calendrier fixe de ces jours de décharge afin de faciliter l’organisation des directeurs-trices et de leurs décharges.
Les représentant-es syndicaux-ales partagent cette volonté.

2/ Mouvement, avancement et CAPD

Les dates du mouvement intra-départemental ne sont pas encore fixées mais on devrait revenir à un calendrier classique comme il y a 2 ans.

Dans le cadre du mouvement inter-départemental, des syndicats se sont étonnés du fait que des collègues se sont vu-es refuser la communication de leur rang de classement pour les permutations par la division des personnels sans motif.
Ce manque de transparence, qui ne peut pas être le fruit d’un service mais d’une gestion définie, est dommageable pour l’information aux collègues et l’image de l’administration DSDEN.

La prochaine CAPD est prévue le 30 mars avec pour ordre du jour les promotions 2020. Il est possible que la liste d’aptitude des directeurs-trices soit également évoquée.

3/ Carte scolaire
Un document récapitulant les mesures précises de la carte scolaire a été réclamée à Mme la Dasen pour plus de clarté notamment pour les décharges de direction supplémentaires.

La situation du RPI de Chazemais, concerné par la fermeture d’un poste à la rentrée 2021, a été à nouveau évoquée. En effet, ce regroupement accueille de nombreux élèves avec des besoins particuliers et des comportements compliqués.
De plus, les maires des communes concernées refusent de statuer sur laquelle va se voir fermer une classe et laisser ainsi un-e enseignant-e seul-e pour gérer les crises. La Dasen annonce que si les maires ne décident pas, ce sera elle qui le fera.
Les représentant-es syndicaux-ales alertent Mme la Dasen sur la difficulté dans laquelle va se trouver l’enseignant-e en charge de la classe qui se retrouvera seul-e sur un site du regroupement sachant que celui-celle présent-e actuellement participera au mouvement si l’une des 2 classes fermes. Cela veut dire que ce sera potentiellement un-e néo titulaire qui sera placé-e sur ce poste très difficile.
Nous avons également rappelé à Mme la Dasen l’importance d’analyser les situations au-delà des chiffres et des moyennes pour les décisions de carte scolaire.

4/ Salaires

Des personnels ont informé certains syndicats que les heures pour garde d’enfants de « personnels essentiels à la gestion de la crise » effectuées durant les vacances de printemps 2020 ne leur auraient toujours pas été payées.
Mme la Dasen dit ne pas être au courant de ce problème. Mr Martin, quant à lui, indique qu’il va se pencher sur la question pour voir quelle enveloppe budgétaire y est consacrée.

PRATIQUES PEDAGOGIQUES ET MAINTIEN

Sud éducation a demandé des explications concernant la note de service sur les maintiens reçue récemment dans les écoles.
En effet, plusieurs d’entre vous nous ont alerté sur une nouveauté apparue cette année et pouvant être sujette à interprétation.
Pour mémoire, la note de service de Mme la Dasen indique que :
« Aucune proposition de redoublement ne devra être communiquée aux représentants légaux de l’élève sans avoir été préalablement été transmise à l’IEN de circonscription pour une appréciation partagée de la situation dans le cadre d’un Pôle ressource en circonscription. »
Or, le code de l’éducation stipule que :
« Cette proposition fait l’objet d’un dialogue préalable avec les représentants légaux de l’élève et d’un avis de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription du premier degré. »

Devant notre interrogation sur la manière d’interpréter cet ajout à la note de service de cette année, Mme la Dasen nous a rappelé que notre département avait un nombre de maintiens deux fois plus important que dans les autres départements ayant un profil similaire. Elle a ajouté que cette note de service avait pour objectif de rappeler à chaque équipe que le maintien doit rester exceptionnel. Elle énonce ses craintes de voir les maintiens se multiplier en réponse aux difficultés issues du confinement et de la crise sanitaire. Elle souhaite pour cela inciter les enseignant-es à discuter et analyser les possibilités pour les élèves en difficulté avec les personnes des Pôles ressources afin de mettre en place d’autres solutions.
Les représentant-es syndicaux-ales lui ont affirmé qu’aucun-e enseignant-e ne choisissait le maintien de gaieté de cœur. Sud éducation lui a également rappelé que pour que la mise en place de la différenciation pédagogique soit possible et efficace, les effectifs étaient une variable essentielle. Par conséquent, les fermetures de classes allaient à l’encontre du travail par cycle que Mme la Dasen préconise. Sud éducation partage cette vision du parcours de l’élève par cycle mais revendique une formation pédagogique et des conditions matérielles et humaines qui la rendent possible.
En conclusion, les démarches de maintien sont toujours les mêmes et restent une décision prise en conseil des maîtres.

Une autre réunion est prévue juste avant les vacances de Pâques.