Compte rendu du CDEN 30 juin 2014 et déclaration de SUD éducation

mercredi 2 juillet 2014
par  SUD Education 03

Ordre du jour : rythmes scolaires, questions diverses

Lecture des déclarations préalables.

Rythmes scolaires

  • Un maire réprimandé par le représentant du préfet car il refuse de maître en place les rythmes (alors qu’il croyait seulement refuser de mettre en place les TAP)
  • La question des refus de demande expérimentale de Brout Vernet, Souvigny, Néris et la Chapelaude tout de suite évoquée car pas d’adhésion des conseils d’école.
  • Cas de Montluçon. L’IA indique ne pas être au courant du projet de demande expérimentale, ni des motivations de la mairie. Il explique qu’il ne se base pas sur « de simples déclarations de presse ». SUD éducation lui fait remarquer que la pression mise sur les directeurs et le comité de pilotage de la ville lors de plusieurs réunions, n’étaient pas de simples « déclarations de presse ».

L’IA, après plusieurs relances de SUD éducation, « certifie » que le rythme en place sera celui voté en décembre.

  • Le tableau récapitulatif des rythmes dans le département est parcouru succinctement, on pointe du doigt des situations hétéroclites (pause méridienne de 1h20 à plus de 2h00) des combinaisons de rythmes nombreuses et confuses… d’où les déclarations préalables portant sur cette réforme totalement floue et mal préparée.
  • Discussion sur le contenu des TAP. SUD éducation fait remarquer que la confusion autour des TAP. Les TAP sont amenés comme s’ils étaient obligatoires et inclus dans l’école alors qu’ils ne le sont pas, on est encore une fois dans la confusion scolaire/périscolaire qui va perdre les élèves et les parents.
  • Pas de vote sur les rythmes.

Mesures de carte scolaire

  • Arfeuilles ne perdra pas de classe à la rentrée 2014,
  • Audes et Moulins les Gateaux en fonction des effectifs qui seront comptés. Inquiétude autour d’Audes où tout le monde pense qu’il n’y aura pas de fermeture alors que rien n’est sûr.
  • Au collège de Lapalisse une non fermeture aussi.

Évocation des AVS 

  • 9 répondant aux critères seront CDIsés, mais seulement 2 sont à 100% pour l’instant les autres attendent leur emploi du temps complet.
Déclaration liminaire de SUD éducation, CDEN du 30 juin 2014

La réforme des rythmes scolaire voulue par le ministre Peillon et poursuivie par son successeur B. Hamon a été médiatiquement présentée comme une solution pour améliorer le système éducatif en allégeant la journée des élèves et en les rendant plus disponibles pour les apprentissages en obligeant chaque école à les accueillir 5 matinées consécutives par semaine.

On relèvera l’acrobatie sémantique, « alléger la journée de l’élève » certes, mais qu’en est-il de celle de l’enfant ?

Déjà en maternelle, les enseignants ont observé la fatigue des jeunes élèves, et le ministère lui même a dû le reconnaître. Et au niveau de l’élémentaire les problèmes sont apparus sur le département : des projets refusés, des horaires compactés, éclatés, les parfois obscures TAP qui s’entremêlent aux heures de classe elles même différentes des APC, des horaires qui diffèrent d’une commune à l’autre, d’une école à l’autre dans la même commune et même dans certains cas, d’une classe à l’autre dans le même école. Comment l’élève pourra-t-il se retrouver dans ce défilé d’adultes, dans ces changements constants d’heures quotidiennes et de nature d’activité ?
La désorganisation provoquée par ce décret est inquiétante : tension entre élus et acteurs de l’école, attentes et incompréhensions des parents, complexification de la moindre organisation scolaire. (Que dire des simples remplaçants qui devront dorénavant compter méticuleusement leurs heures ?…) Des journées morcelées qui seront à mener au pas de charge pour les élèves qui empêcheront tout enseignement serein.

Ce dispositif, qui est à l’ordre du jour de ce CDEN aura apporté plus de complications que de solution. Car si, en effet, notre syndicat pour le principe n’était pas hostile à l’allègement de la journée de l’élève, il ne peut qu’être contre ce dispositif mal préparé, mal pensé, complexe en tout, et qui manque complètement son objectif initial, réduire effectivement les journées de l’élève ; qui est un enfant.

Dans cette succession d’avancées, reculades, bricolages, le décret Hamon aura été le coup de grâce. Il institue le « tout est permis », les municipalités réfractaires ont profité de cette possibilité de regrouper les TAP pour les placer sur un après-midi entier. Laissant les autres journées à 6 heures mais en faisant se lever les élèves une matinée de plus, et sans coupure hebdomadaire désormais. Où est l’objectif d’alléger la journée de l’élève ? Cette réforme précipitée, en constante modification, SUD éducation a toujours demandé son abrogation, ce que le nouveau ministre M. Hamon aurait dû faire, plutôt que de vouloir sauver le mercredi matin à tout prix, quitte à sacrifier le but premier de cette réforme, l’allègement de la journée de l’élève.
Car pendant que nous discutons de cette réforme gadget qui aura terminé son évolution si mal commencée en parfaite usine à gaz. Le ministère et sa soi-disant refondation de l’école, nous détourne des réels problèmes de l’école. L’écran de fumée ne peut dissimuler, dans notre département, les 18 fermetures de classes, les remplacements qui ne peuvent plus se tenir, faute de remplaçants, des programmes qui seraient à repenser, la formation professionnelle des enseignants qui reste mal définie et manque de moyen et qui devrait être pourtant un levier prioritaire pour faire évoluer l’école.

Pensons enfin, aux subventions apportées aux mairies pour les rendre dociles, dans ce jeu d’affrontement où l’école est prise en otage par des desseins politiques. A l’heure où la dette prétendue publique à rembourser appelle une austérité voulue par le gouvernement qui gèle le point d’indice des fonctionnaires, mais qui permet tout de même ces dites subventions. En totale perte, ceci pour maintenir à bout de bras un dispositif balourd qui ne réglera rien des difficultés d’enseignements et risquent au contraire d’en apporter de supplémentaires, en déstabilisant les personnels sur le terrain.

SUD éducation demande l’abrogation de cette réforme qui n’est qu’un bricolage permanent. Tout comme SUD éducation refuse que les débats sur l’école se résument seulement à cette réforme des rythmes.

Qu’on remette à plat les vrais problèmes de l’école qui sont :
- Les moyens qui lui sont alloués (les fermetures de 18 classes sur l’Allier en sont la triste illustration),
- Les conditions de travail et de formation de ses personnels,
- Et une réelle réflexion sur les apprentissages et pratiques scolaires.

Sur ce dernier point, pourquoi le gouvernement reste flou sur sa vision de l’école, sa conception des apprentissages ? Rien n’est expliqué sur cette question fondamentale.
Finalement quelle différence de vue avec les politiques éducatives du précédent gouvernement ? Pour l’instant on n’en trouve guère et la refondation de l’école ne résiste pas aux vains effets d’annonce.


Documents joints

Compte rendu CDEN 30 juin 2014
déclaration liminaire CDEN du 30 juin

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