Audience AESH : injustice et mépris

mercredi 16 octobre 2019
par  SUD Éducation 03

A la demande des organisations syndicales SUD éducation, CFDT, CGT, FSU et SE-UNSA, une audience a eu lieu au Rectorat, le jeudi 10 octobre afin de discuter de la façon dont, dans notre académie, sont géré-e-s les AESH. En effet, sur l’académie de Clermont, les contrats de 24h donnent lieu à un quotté de 60 % du salaire, alors que dans d’autres académies, la quotté retenue est de 61,2 %, voire 62 %.

Il s’agit selon le DRH d’une lecture de la circulaire n° 2019-090 du 5-6-2019 fixant le « Cadre de gestion des personnels exerçant des missions d’AESH », que le recteur n’a pas voulu retenir… La circulaire n’ayant pas force de loi, c’est la réglementation des contrats de droit public qui prévaut dans notre académie. Autrement dit, le rectorat a choisi sciemment de ne pas suivre une circulaire ministérielle, et ce au détriment de
travailleurs et travailleuses déjà précarisé-e-s.

Malgré l’insistance de SUD éducation pour que les AESH bénéficient de contrats à 100 %, et celle de toutes les organisations syndicales pour que ces 2 % d’augmentation soient a minima effectives (ce qui serait un
gain non négligeable sur des salaires bien bas), il nous a été opposé une fin de non recevoir
 : le DRH a répondu qu’il s’en tendrait à 60 % et rien d’autre. Difficile à entendre quand d’autre part le ministère dit mettre la priorité sur le handicap et que nombres de chef-fe-s dans l’académie de Clermont ont
communiqué sur la nécessité de l’école inclusive !

En ce qui concerne les frais de déplacements, les AESH qui ont droit à ces remboursements doivent effectuer leurs services sur des communes non limitrophes, et doivent les réclamer auprès de Rectorat, ces remboursements pouvant être rétroactifs dans un délai de trois ans. Toutes et tous les AESH qui n’auraient pas touché ces frais sont invité-e-s à se faire connaître rapidement au Rectorat. Actuellement, les AESH ne sont remboursé-e-s de leurs frais qu’une à deux fois par an. Nous avons demandé à ce que la question d’une mensualisation soit examinée. Il nous a été répondu que pour le moment c’est la seule solution possible, car le nombre d’agents administratifs pour assurer ces remboursements est insuffisant. Autrement-dit, il n’y a pas assez de monde pour payer les AESH en temps et en heure !

L’administration nous a dit faire au mieux avec un budget contraint. Tactique habituelle qui consiste à ne pas prendre ses responsabilités en se
defaussant sur sa hiérarchie et en définitve mépriser ses personnels. Il nous appartient cependant de revendiquer un véritable statut et un salaire décent pour nos collègues et la reconnaissance de leur travail par l’institution auprès du Ministère de l’Education Nationale.