200 personnes se sont rassemblées ce jeudi 20 juin à Moulins pour défendre le droit à l’éducation et à la formation de jeunes migrants.

jeudi 20 juin 2019
par  SUD Education 03

Près de 200 personnes se sont rassemblées ce jeudi 20 juin à Moulins pour défendre le droit à l’éducation et à la formation de jeunes migrants.

Dans l’Allier, plusieurs dizaines d’entre eux, inscrits en centre de formation, souhaitent tout simplement continuer d’ apprendre un métier, pour lequel ils ont trouvé une entreprise, un maître d’apprentissage .

Mais aujourd’hui, les papiers reconnus hier, sont remis en question et leur formation est remise en question (autorisation de travail, non reçues, injonctions orales de quitter leurs centres de formation et leurs entreprises et pour certains des obligations de quitter le territoire français)

Cette mobilisation initiée par RESF (réseau éducation sans frontières) est la poursuite des différents cercles de silences qui ont lieu à Montluçon, Moulins et Vichy depuis quelques semaines. Depuis le début, SUD éducation et Solidaires, comme d’autres associations et syndicats appellent et participent à cette mobilisation.

Une délégation composée entre autre de représentants des jeunes concernés a pu exposer ses éléments devant la secrétaire générale de la préfecture puis au conseil départemental. Cela montre la légitimité de ce combat et la responsabilité et la capacité à s’auto-organiser avec l’aide d’associations. Il y a été dit, notamment, que les contrats sont de droits pour les mineurs. La préfecture doit faire davantage que le reconnaître désormais.

Comme l’a exprimé la délégation « les problèmes ont été soulevés mais des blocages restent : il faut continuer ».
Avec plus de 2000 signatures à la pétition papier de RESF remises ce 20 juin, la solidarité est largement ancrée. La mobilisation continuera forcément : les enjeux humains sont trop importants face à l’absurdité, l’hypocrisie et l’injustice.