Déclaration de SUD Education au Comité Technique Académique du 25 mars 2016

mardi 29 mars 2016
par  SUD Education 03

La régression sociale ne se négocie pas. Le coup de bluff du gouvernement n’a pas marché. La tentative du gouvernement de désamorcer le rejet de son projet de loi Travail a échoué.

Le gouvernement a bien tenté de mettre les fonctionnaires de son côté avec une augmentation des salaires de 0,6% en 2016 et en 2017 : un fonctionnaire payé 1300 € par mois se verra donc gratifié de 7,80 € de plus. Je voudrais redire que nous dénonçons l’extravagance des primes annuelles allouées aux hauts fonctionnaires. Quant à nos propres salaires, nous ne faisons pas l’aumône.

Dans le secteur privé, les actionnaires continuent de s’enrichir et les patrons ont empoché 50 milliards grâce au « pacte de responsabilité : c’est moins que le montant annuel de leurs fraudes fiscales.
Les chômeurs et chômeuses savent bien que ce n’est pas en détruisant les quelques droits de celles et ceux qui ont encore un travail qu’ils et elles en retrouveront un.

Face à ce projet de loi qui attaque les acquis des générations précédentes la jeunesse scolarisée a répondu par les grèves, les manifestations et occupations de nombreux établissements. Ils n’ont pas compris nous dit-on.

Ils et elles ont très bien compris que les difficultés d’emploi qu’ils constatent dans leur famille sont celles qui leur sont promises pour toute leur vie par cette loi de destruction des garanties au travail. C’est cela qu’ils disent dans leurs Assemblées Générales, c’est cela qu’ils crient dans les rues depuis le 9 mars. Nous pensons aussi que leur mobilisation pour l’avenir devrait interroger l’Education Nationale sur leurs conditions d’étude présentes.

Déjà de nombreux salariés, de nombreux travailleurs de l’éducation nationale ont participé aux manifestations. Le 31 mars dans le secteur privé comme dans le secteur public il y aura la grève nationale unitaire interprofessionnelle contre un projet qui n’est ni négociable ni amendable et qui doit être retiré.

Comme nous l’avions constaté dès novembre, au moment de la COP 21, avec plusieurs arrestations et assignations à résidence arbitraires, l’Etat d’urgence sert à réprimer les mouvements sociaux.

Maintenant, ce sont les jeunes qui sont visés : fermetures administratives d’établissements, interventions et violences policières sur des campus universitaires, menaces et sanctions disciplinaires envers des lycéennes et des lycéens.
Avec la coordination nationale étudiante réunie ce week-end, nous exigeons l’arrêt des poursuites. L’entrée de la jeunesse dans la revendication pour son avenir n’est pas un délit.
Les droits démocratiques des manifestant-es doivent être respectés. L’État d’Urgence ne justifie en rien les violences policières contre des manifestant-es pacifiques et désarmé-es. La loi El Khomri ne passera pas de cette façon. Faudra-t-il un nouveau Malik Oussekine pour que les ordres donnés à la police invitent à la retenue ?

Dans cette interrogation il faut entendre notre inquiétude et notre entière détermination contre la régression sociale.


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