Convention 1er degré Allier : un choix dangereux pour le service public d’Education

mercredi 13 janvier 2016
par  SUD Education 03

Les deux associations de maires de l’Allier (maires ruraux et maires de France) viennent de signer avec l’Education nationale une convention qui, sous prétexte de gel des suppressions de postes durant 3 ans, engage les élus locaux et l’inspection d’académie à réfléchir au « maillage éducatif territorial ».

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Article sur les conventions pour le journal fédéral SUD éducation

Comme en 2014/2015, SUD éducation y est opposé pour les raisons suivantes :

  • la contractualisation devient une mode ces derniers années. Cette logique met en places une concurrence entre départements dans un contexte d’austérité budgétaire.
  • Au contraire, selon nous, les moyens doivent être attribués en fonction des besoins. Par exemple diminuer le nombre d’élèves par classe et permettre la mise en place d’un service public d’Education de proximité. Baisse de moyens et logique libérale, c’est l’égalité devant le droit à l’Education qui est attaqué. Nous n’avons pas besoin d’un gel des suppressions mais de créations (au moins une 50aine pour assurer les remplacements et reformer les réseaux d’aide).
  • En réalité, l’Education nationale ne s’engage pas vraiment. La convention indique qu’il n’y aura pas de suppressions, sauf s’il y a une baisse des effectifs par rapport aux prévisions. Il peut donc y avoir des suppressions, d’autant plus que les budgets 2017 et 2018 ne sont, de fait, pas établis. Notons qu’en 2014/2015, le « gel » n’a été possible que grâce aux moyens de l’Education prioritaire. Le solde entre les créations et les suppressions a été de 0 car il y a eu 6 postes pour les remplacements en REP+. Il y a donc eu en réalité 6 postes en moins car les moyens de l’Education prioritaire sont à compter à part.
  • La cible reste les petites écoles. Dans le projet 2014/2015, il était clairement question de faire baisser le taux d’écoles de moins de 4 classes de 60 à 50 %, soit supprimer une 40aine d’écoles. Dans la nouvelle convention adoptée, il n’y a pas de chiffres précis mais il y est question d’ « unité pédagogique pertinente » (école de 4 classes minimum en novlangue) et de concentration de RPI sur un même site. Le but de la réflexion sur le « maillage des écoles » est donc bien de supprimer les petites écoles et de concentrer les moyens humains pour en supprimer. Nous pensons aussi à la vie locale et aux trajets des élèves. Nous nous inquiétons surtout pour les emplois des agents territoriaux.
  • Un convention signée contre l’avis de la majorité des syndicats. Les syndicats qui se sont opposés (SUD éducation, FSU, CGT et FO) représentent plus de 60 % des personnels et plus de 65 % des enseignants du 1er degré. Nous regrettons qu’il n’y ait pu avoir une unité plus large compte tenu des enjeux.
  • Sous couvert de novlangue, c’est bien la continuité des réformes libérales qui motive cette convention dans un contexte de réforme territoriale (régions et communautés de communes).
  • S’ajoute à cela le rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale qui envisage, soit de transformer des groupements d’écoles en établissements publics du premier degré (EPEP), soit la création d’établissements publics du socle commun autour du collège (EPSC).

SUD éducation considère donc cette convention comme dangereuse pour l’avenir du service public d’Education dans l’Allier, pour les conditions d’étude des élèves et les conditions de travail des personnels.


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